Meyasubako -> 1/07 – 24/09 2022 /Mawa /Saintes

Cette installation sort du mur mon travail pictural. La proposition d’une structure légère, autoportante et démontable a pour vocation de s’intégrer dans une diversité d’espace. Elle amène le public à vivre une expérience immersive. Ma réflexion porte sur la notion de ligne et de vide.

Démontage
24/09 à 18h

Visite commentée à 11h
30/07 & 20/08

La construction de cette œuvre en bois s’inspire largement de la spatialité japonaise ; les portes coulissantes font références au Shoji, le sol au tatami. La cartographie est présente dans l’œuvre de manière subtile par l’impression de feuille de métal sur la soie cirée. La carte fait partie des plus fécondes clés d’introduction à la culture japonaise, et les déclinaisons en sont nombreuses. Les sources cartographiques rassemblent une abondante quantité de données dont je me sers de matière première. La photographie des plans dans l’espace urbain a été également une manière de récolter des images où se rencontrent la représentation par schéma et la nature.

Cette dernière éclipse la vision des plans en replaçant les végétaux au premier plan. À partir de cela, je réalise des dessins s’inspirant des plans japonais, d’images de la nature et d’un cheminement aléatoire. Je sélectionne les lignes et formes à tracer engendrant une reproduction abstraite de ces plans. Une telle modification des cartes qui occulte une partie des informations met en avant l’aspect artistique de cet outil scientifique. Je fonde ma démarche sur ce qui structure l’environnement en transposant le concept de la carte, qui est la représentation du territoire, en une proposition graphique dans laquelle les matières naturelles et urbaines se confondent. Mes dessins proposent un voyage par le regard, les spectateurs cheminent dans un méandre de lignes structurant le vide de la matière.

Le Meyasubako est une boîte qui suggère un déplacement au seuil du Japon.

Sophie Rousteau