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A propos sofiA///Beneteau

Artiste / Intervalle/ Cartographie / Recherche / Science / Graphique / Dessin / Peinture / Photographique / Structure / ...

MEYASUBAKO

Meyasubako signifie boîte à suggestion en japonais, celle-ci était située devant la cour suprême pendant la période d’Edo (1603-1868). Elle était mise en place pour permettre aux habitants d’écrire leurs doléances directement à leur supérieur indépendamment de leur statut. L’installation que je souhaite créer s’inspire de cette histoire et des habitats nippons. Le public sera invité à déambuler à l’intérieur ou à l’extérieur de la structure et à exprimer ses émotions.

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Structure mobile

Ce sera une construction de deux mètres carrés, elle sera démontable et déplaçable pour être installée dans des endroits où une œuvre d’art est attendue ou inattendue.

J’utiliserai du bois pour ces propriétés naturelles et écologiques. Les panneaux seront réalisés en chêne car c’est un matériau que l’on peut trouver en France, de plus, il symbolise la tenue dans le temps.

Les parois reprendront la forme de shoji. Ce sont des panneaux coulissants constitués originellement de papier. J’emploierai de la soie translucide car cette étoffe offre une meilleure résistance et flexibilité que le papier. Sur les huit shojis, quatre seront coulissants afin de varier l’intervalle d’ouverture.

Ici, je joue avec l’hétérogénéité des matières, en réunissant la délicatesse de la soie et la résistance du chêne.

À l’intérieur de l’installation huit tatamis seront disposés formant au centre un carré, laissant un espace vide. Celui-ci pourra accueillir diverses propositions : des graminées, l’œuvre d’un artiste invité. Cette surface libre s’adaptera à l’envie de l’organisateur qui accueillera le Meyasubako.

Le toit sera ôté à l’image des figurations japonaises de bâtiments : nommées fukinuki yatai, littéralement le toit ôté. Ce mode de représentation s’est développé à l’époque Heian (794-1185) dans les rouleaux peints des récits littéraires. La particularité de ce point de vue est d’estomper la séparation entre espace intérieur et extérieur, cela donnera à l’installation un souffle, une ouverture insolite.

Empreinte cartographique

Les dessins que je crée dévoilent un enchevêtrement de lignes qui se superposent et s’accumulent tel un palimpseste. J’imprimerai des empreintes de coupe de bois sur la soie des shojis qui révèlera la trame de bois en utilisant la technique du monotype. Des cartes seront dessinées au-dessus de ces impressions.

En 2016, je me suis rendue au Japon afin de réaliser une recherche sur la cartographie, pour son aspect graphique et également leur importance dans la compréhension de la perception du monde. Les plans permettent de préparer un voyage, de se déplacer une fois sur place, puis de se souvenir des endroits dans lesquels je me suis baladée.

A l’ombre de l’impermanence

L’ombre est considérée au Japon comme un aspect fondamental de l’esthétique des habitations japonaises traditionnelles, celle-ci a été mise en valeur par l’écrivain Tanazaki Jun’ichiro dans le livre Éloge de l’ombre.

Le fait que les cloisons soient mobiles fera varier la lumière à l’intérieur de l’espace. Selon l’heure de la journée, la luminosité laissera apparaître les dessins de manière distincte. Le public pourra rentrer à l’intérieur et décider de l’ouverture des portes.

Des morceaux de soie seront offerts aux visiteurs pour qu’ils écrivent un ou deux mots sur le sentiment suscité par l’œuvre. Puis, ils les disposeront au centre du Meyasubako. Cette action invitera le spectateur à réfléchir et à agir simplement. Au cours de l’exposition, ces mots seront récoltés pour être au choix, déclamés à des moments précis, ou disposés autour du Meyasubako.

La labilité de l’espace est un aspect fondamental de la spatialité japonaise. L’œuvre invitera à une sensation de mobilité et d’immobilité, telle une boîte qui fait voyager nous projetant dans une ambiance japonaise, un espace de cheminement. Le travail de l’architecte, Ban Shigeru, qui réactualise une architecture modulaire et transportable faite à partir d’éléments préfabriqués et assemblés m’a largement inspirée sur la nature de cette installation.

Le meyasubako est un espace qui dédie au regard un intervalle de légèreté.

MEYASUBAKO

Mis en avant

Meyasubako signifie boîte à suggestion en japonais, celle-ci était située devant la cour suprême pendant la période d’Edo (1603-1868). Elle a été mise en place pour permettre aux habitants d’écrire leurs doléances directement à leur supérieur indépendamment de leur statut. L’installation que je souhaite créer s’en inspire car elle invitera le public à s’immerger dans un espace inspirée des habitats japonais.

Structure mobile

Ce sera une construction de deux mètres carrés, elle sera démontable et déplaçable pour être installée dans des endroits où une œuvre d’art est attendue ou inattendue.

J’utiliserai du bois pour ces propriétés naturelles et écologiques. Les panneaux seront réalisés en chêne car c’est un bois que l’on peut trouver en France, de plus il symbolise la tenue dans le temps.

Les parois reprendront la forme des shoji. Ce sont des panneaux coulissants constitués originellement de papier. J’emploierai de la soie translucide car cette matière est un peu plus résistante et flexible que le papier. Sur les huit shojis, quatre d’entre elles seront coulissantes afin de jouer sur l’intervalle d’ouverture.

Le toit sera ôté à l’image des figurations japonaises de bâtiments, nommée fukinuki yatai, littéralement le toit ôté. Ce mode de représentation s’est développé à l’époque Heian (794-1185) dans les rouleaux peints des récits littéraires. La particularité de ce point de vue est d’estomper la séparation entre espace intérieur et extérieur.

Empreinte cartographique

À l’intérieur de l’installation quatre mini-tatamis seront disposés formant un carré, laissant un espace vide. Celui-ci pourra accueillir des graminées, l’œuvre d’un artiste invité, diverses propositions. Ce sera un surface libre qui s’adaptera à l’envie de l’organisation qui accueillera le Meyasubako.

La soie des shojis révèleront des empreintes de bois, et des dessins de cartes que j’ai collecté au cours du voyage de recherche au Japon en 2016. A l’issue de cette expérience ma pratique artistique c’est orientée vers l’utilisation de carte pour leur aspect graphique et également leur importance dans la compréhension de la perception du monde. Elles permettent de préparer un voyage, de se déplacer une fois sur place, puis de se souvenir des endroits dans lesquelles je me suis rendue.

A l’ombre de l’impermanence

L’ombre est considérée au Japon comme un aspect fondamental de l’esthétique des habitations japonaises traditionnelles, celle-ci a été mis en valeur par l’écrivain Tanazaki Jun’ichiro dans le livre Éloge de l’ombre.

Au fil du temps, la soie s’abîmera, je viendrais la réparer en ajoutant des sparadraps de soie. Ils seront offerts aux visiteurs pour qu’ils écrivent un ou deux mots sur le sentiment susciter par l’œuvre. Puis ils les disposeront au centre de la boîte. Cette action invitera le spectateur à réfléchir et à agir de manière simple.

A la fin de chaque exposition, les sparadraps seront récoltés et serviront de pansement pour réparer d’éventuels déchirures apparus pendant l’exposition. Les morceaux restant seront archivés dans une boîte située à l’entrée du lieu. La soie sera préalablement trempée dans de la cire d’abeille afin de les rendre imperméable. Ainsi, pour réparer les shojis, je chaufferai délicatement le sparadrap pour qu’il adhère au shoji du Meyasubako. Cette action s’inspire des techniques de restauration de tableau sur lesquels le restaurateur dispose des morceaux de papier qui protège l’œuvre abîmée.

La labilité de l’espace est un aspect fondamental de la spatialité japonaise. Un simple module de quatre tatamis se déplacera là où l’on en a envie. L’œuvre invitera à une sensation de mobilité et d’immobilité, telle une boîte qui fait voyager dans l’espace nous projetant dans une ambiance japonaise, un espace de cheminement. Le travail de l’architecte, Ban Shigeru, qui réactualise une architecture modulaire et transportable fait à partir d’éléments préfabriqués et assemblés m’a largement influencé sur la nature de ce projet.

Je souhaite, ainsi, que cette Meyasubako soit un espace « à vocation de » mais non dévolu à une fonction étroite et précise. Contempler et ressentir la saison, la vanité, le fugitif.


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Vous êtes ici, ou là?

Les quatre dessins présentés pour l’exposition collective dans la galerie de Châteauneuf-sur-Charente sont issus de recherche réalisée sur le site des archives départementales de la Charente. (https://archives.lacharente.fr/)

Vous êtes ici, ou là? / 2020 / 22×30 cm /
Pigments, cire et métal sur papier /

Vous êtes ici, ou là? / 2020 / 20×40 cm /
Pigments, cire et métal sur papier /

Vous êtes ici, ou là? / 2020 / 20×30 cm /
Pigments, cire et métal sur papier /

Vous êtes ici, ou là? / 2020 / 20×40 cm /
Pigments, cire et métal sur papier /

Des papiers asiatiques servent de base à mes œuvres, elles sont immergées dans des pigments, puis dans de la cire d’abeille.

Par la suite, une feuille de métal et une impression de carte de Châteauneuf-sur-Charente sont disposées sur le papier ciré. A l’aide d’une aiguille de gravure, je reproduis partiellement la carte.

Le dessin évoque des ruines de ville ou une vision aérienne nocturne.

SofiA///Bénéteau

Portrait de ville – – -> 07- ->10/2020 L’art à ta porte Chateauneuf sur Charente

Mon travail porte sur la notion de structure en utilisant la cartographie et la botanique. La carte est une empreinte du territoire ; les plans de ville invite à découvrir un lieu, une histoire par une image simplifiée de la réalité.

 

Pour le dessin de la vitrine, j’ai réalisé une recherche sur le site des archives départementales de la Charente. (https://archives.lacharente.fr/) La carte que j’ai reproduite montre le lien entre Châteauneuf et la Charente au XIVème siècle.

La vitrine a été recouverte d’un mélange de blanc de Meudon, de pigments et d’eau. Le dessin de la carte apparaît à l’envers aux spectateurs, on reconnaît la Charente, le pont, la structure de la ville cependant le Nord est au Sud.

La fragilité du dessin est protégé par un écrin de verre.

En résonnance avec le passé de la boutique, j’expose également des photographies provenant de différents voyages : Pérou, Argentine, Chili, Bolivie, Belgique, Népal et Birmanie.

FLÉCHAGE URBAIN 11/01/2020- – > 14H # HÔTEL DE VILLE SAINTES

Samedi 11 janvier
PERFORMANCE ARTISTIQUE —> FLÉCHAGE URBAIN
Rendez-vous à 14H devant l’Hôtel de ville de Saintes.
Le plan en cliquant ICI.
« La carte et le mouvement se font ensemble ou, comme le dit Gilles Deleuze, la carte exprime « l’identité du parcours et du parcouru. Elle se confond avec son objet, quand l’objet lui-même est mouvement ». Les mouvements du corps dessinent alors une espèce de carte vivante sur le territoire même, littéralement une chorégraphie. (…) La consignation de traces à partir d’un parcours vécu et l’invitation à l’action pour offrir à d’autres la possibilité d’expérimenter le parcours. Leurs auteurs dessinent à la fois des espaces parcourus et des espaces à parcourir. »
Opérations cartographiques,
Sous la dirtection de Jean-marc Besse & Gilles A. Tiberghien, Actes Sud ! ENSP ; 2017 p.87. (…) p.109

L’art de Voir & de Faire

L’art comme moyen pour agir en accord avec notre environnement. Les œuvres de SofiA///Beneteau invite à réfléchir sur le lien entre le végétal et l’urbain. Elle mélange des cartes du territoire de la Charente et des dessins de graminées qu’elle trouve autour de son atelier.

En lien avec l’association Terdev pour les Visit’actives

Les œuvres sont réalisés sur du papier, du bois ou du métal. Une partie des matériaux provient d’objets qu’elle récupère.

Afin de créer des temps de partage, elle a créé l’association MAWA qui a pour vocation de fabriquer des intervalles de rencontre entre les disciplines artistiques et les domaines scientifiques, sociales et environnementales utilisant le faire. De manière plus globale, sa réflexion porte sur l’environnement et notre positionnement par rapport à l’écologie et le respect de la nature.

Je découvre l’univers d’un artiste travaillant avec la cartographie et les plantes locales.

J’expérimente la création d’une mini-œuvre d’art et les techniques de l’artiste.

Je repars avec une mini-œuvre ou un petit carnet élaboré par mes soins avec du papier recyclé.

STRUCTURES /// DÉSTRUCTURÉS 6/12/2019- – > 11/01/2020 # ESPACE KORÇË SAINTES

La nouvelle série de dessin de SofiA///Bénéteau transpose des cartes de Charente-Maritime avec des esquisses de plantes.

Des plans de la ville de Saintes ont été copié dans les archives de la mairie.

De retour dans son atelier, ces cartes sont à nouveau copiées à l’aide de papier carbone jaune sur des feuilles noircies avec un mélange d’encre de Chine et de pigments bleue. La répétition de ces copies à main levée modifie les lignes des cartes apportant aux données scientifiques une patine artificielle. La superposition de plantes et de plans amène le spectateur à appréhender la structure de l’environnement.

Espace Korçë

14 rue du Général Sarrail
17100 Saintes

Présence de l’artiste tous les mercredis et samedis de 14h à 18h.

& sur rendez-vous.

STRUCTURES /// DÉSTRUCTURÉS

 » Dans un célèbre poème de Mallarmé, on lit cet octosyllabes où trois mots s’assemblent : « Atlas, herbiers et rituels »… Ce vers conviendrait parfaitement à cette exposition. En effet, Sofia Beneteau nous offre le résultat d’un curieux rituel : elle copie des plans , puis à l’aide de papier carbone jaune, elle les réplique sur un papier noirci , les déplaçant dans un espace qui semble comme un négatif de leur support d’origine… En les recopiant ainsi, à main levée, ils perdent de leur précision, et deviennent pour ainsi dire l’esquisse approximative du plan d’origine, une sorte de croquis que l’habitant familier d’un lieu ferait à un visiteur égaré. Sur ce croquis, elle dessine alors, en les superposant aux tracés des cartes, des tracés s’inspirant de plantes poussant alentour de son atelier…

Le rapport entre ces ces deux univers est à la fois évident et singulier. Évident car les cartes représentent un territoire réel où la nature est présente, même si elle reste schématique… et singulier car il semble qu’autre chose interroge ce travail… quelque chose de plus intuitif… de plus nocturne. Finalement, de quoi s’agit-il, vers quel songe nous conduisent ces travaux lorsqu’on pose sur leur étrangeté un regard plus ouvert. N’y perçoit-on pas l’écho de ce motif fertile dans l’histoire des sensibilités, de ce thème commun aux époques inquiètes, déjà présent dans les gravures de Piranèse ; celui de la ruine, de l’ordre rationnel confronté à l’ordre biologique, celui de la géométrie perturbée par l’aléatoire ?… Du mesurable face à notre inépuisable subjectivité ?

Ici, bien sûr, ce thème nous parle sur un mode mineur, d’une manière malicieusement ludique et distanciée, comme la musique d’un théâtre lointain, mais comment oublier que s’y joue la même pièce nostalgique… et cependant   actuelle. »

Jacques Tallote

Encre, carbone et pigments sur papier / 21×60 cm / 2019

Encre, carbone et pigments sur papier / 21×60 cm / 2019

Plan de plantes : L’herbier du Silo

Le projet Nature d’intervalle est une recherche sur la notion de structure en art, reliant la botanique et la cartographie. Nous utiliserons les arts plastiques et la musique pour retranscrire nos impressions. Un travail de terrain permettra de dessiner des plantes et réaliser des prises de son dans et autour du jardin de l’œil du Silo.

Au cours de ce projet, je souhaite aller à la rencontre des saintais, de musicien, de botaniste, d’architecte et de paysagiste pour réfléchir sur ce qui structure notre environnement visuel et sonore.

à propos

Cette association a pour objet de fabriquer des intervalles de rencontre entre les disciplines artistiques et les domaines scientifiques, sociales et environnementales. Nous souhaitons déployer une mutualisation des connaissances avec une volonté de qualité, de justesse et de sensibilité. Les valeurs de partage et d’équité fondent nos projets sur le long terme.

  • Favoriser l’expérimentation artistique par le geste et la matière;
  • Faire des passerelles entre les disciplines artistiques, scientifiques et écologiques ;
  • Sensibiliser les publics à l’art contemporain en milieu rural;
  • Concevoir et diffuser des projets d’édition & radiophonique ;
  • Développer des relations aux échelons national et international, et plus particulièrement avec le Japon.

Projets culturels

Projets culturels Sophie Beneteau

Mon approche pédagogique aborde de manière simple l’histoire de l’art de la préhistoire à l’art contemporain.

On découvre des techniques autour de la peinture, dessin, gravure, carnet de voyage, modelage, etc.

Ces temps permettent de développer l’imagination, la motricité et l’esprit critique. Ainsi que de sensibiliser à l’écologie et à la protection de l’environnement.

Au fil des séances de création le geste créatif est facilité en jouant avec les couleurs et dessinant de manière ludique.
L’observation de l’environnement urbain et naturel amène une source d’inspiration, celle-ci est enrichi par le voyage dans d’autres cultures afin de proposer un temps poétique.

Plan de plantes – 14/06/2019 # L’œil du Silo / Saintes

A l’occasion de  l’Autre Marché,

Je propose un atelier de dessin libre durant lequel nous croquerons la nature. Les curieux et les inventifs observerons graphiquement les plantes présentent autour du Silo .

S’inspirant de ces croquis préparatoires, nous réaliserons une œuvre collective in situ en utilisant la pelouse centrale à l’instar d’une feuille de papier et du sable pour crayon.